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Les Ombres
Vous serez mise en échec par votre solitude
Il n'y a plus de murs pour vous retenir,
Il n'y a plus de bras pour vous bercer,
Il n'y a plus de lampe pour éclairer
La route qui vous mène aux souvenirs
Et dans l'amertume de l'habitude
Il n'y a plus de larmes.
La mort vous indiffère?
Mais quelle pauvre réponse pourriez-vous bien donner à cette femme
Qui prépare sa tombe avec un sourire tranquille?
L'ombre d'un rire,
La mort de l'enfance.
L'ombre d'une mère,
La violence de celle qui vous a vu naître, et puis?
Et si le monde se taisait pour entendre la chanson de la mer?
Et si le mensonge ne franchissait plus vos lèvres?
Il n'y a de véritable silence que dans la mort,
Et encore.
Celle-ci est remplie par le vide
Mais le néant n'est pas silence,
Il est insolence contre l'absence.
« Pauvre petite personne », vraiment?
Vous, pauvre âme boiteuse, laide et tordue
Qui ne savez aimer qu'en possédant sauvagement,
Que direz-vous à la trépassée
Lorsque des doigts elle ira frôler le corps nu de la terre
Au terme de son existence
Mise en pièce par votre « bienveillance »?
Pourrez-vous toujours lui sourire, sardonique,
Face à l'ampleur du désastre?
Au final, madame, il ne vous restera que votre âme
pour soigner vos remords,
Au terme de notre accord.
DadineAngel


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