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http://dadineangel.bloxode.com

Poème : Lorelay

le 06/02/2008 à 18h24

Joli fantôme de femme
Blond et pâle,
Tes grands yeux insolents
Tournés vers ton infidèle amant...

Jeune fille trahie et en larmes,
Tu peignes tes longs cheveux
Loin des rives du fleuve malheureux
Qui a recueilli tes larmes.

Lorelay, toi qui regarde les bateaux
De ton regard morne et triste,
Seuls,pour toi,le ciel et les eaux
Hors du temps, les souvenirs te quittent...

De tout ton coeur tu pleures
Mais les larmes jamais ne coulent
Car de tristesse le monde set saoul,
Et le Rhin le refuge de trop de coeur.

Tendre Lorelay,
Ta chevelure est d'or pâle,
Tu prends sur ton coeur les visages pâles
De tant d'amants qui s'en aillent...

Coulent tes larmes que le temps emportent,
Ton coeur,Lorelay,fait du porte à porte
Auprès de ces amants que te volent les courants.
L'eau coulent entre tes bras trop blancs...

Une éternité trop longue pour toi,
Lorelay,ton coeur tremble de froid.
Seule preuve qu'il n'est pas mort,
Le souvenir d'amour qui l'habite encore.

Lorelay,toujours sur ton rocher
A regarder le ciel, la tête penchée,
A quoi bon? Qu'observes-tu ainsi?
Le gris du ciel à tes yeux s'unit...

Etrange sirène à la voix d'ange
Qui emprisonnent les marins d'un charme étrange...
Tes grands yeux reflètent ton âme,
Lorelay,seuls les morts ont goûté tes larmes.

Oh Lorelay,au coeur des eaux
Où tu trouvas refuge,
Au moins ici personne ne juge
Que tu es morte trop tôt...

Poème : D'autres ailes

le 06/02/2008 à 18h25

D'autres ailes chère âme,


Les miennes ont en flammes.


D'autres ailes,


Couvertes de larmes rouges...


 


Les miennes mon coeur,


Brûlent en un enfer sans nom.


La mer est d'huile mon ange,


Icare à sa mort n'en vit de plus étranges.


 


Là-haut sur la falaise,


Une paire d'ailes souillées,


Un glaive que le sang à rouillé.


Les oiseaux en sont mal à l'aise...


 


Le sang coule des plaies


Béantes et cruelles


De ce coeur qui hurle S'il vous plait,


Cessez d'être cruelle.


 


D'autres ailes blanches,


Les miennes sont noircies de cendres.


Le ciel est en sang,soyons franches,


Les coeurs du monde sont à vendre...


 


Ferme les yeux,


Le monde n'est plus pareil,


Les gens sont malheureux,


Ils n'ont plus de soleil...

Ma mélancolie...

le 28/02/2008 à 01h11

Image de amande2a

 

 

 

 

Comme un doux parfum de rose
Une tendre langueur
Tout juste éclose
Sur les lèvres de mon coeur...

Ma chanson,mon âme,
Ma petite flamme,
Oh, toi qui sourit,
Ma chère mélancolie...

Chaque fois que je sens
Ta si douce présence,
Mon coeur se mûre dans le silence
Pour mieux laisser pleurer le sang

Mon rêve éphémère,
Mon oraison funèbre,
J'ai toujours ton nom sur mes lèvres,
Il a le goût douceâtre des genèvres...

Que tu sois loin ou proche
Je garde ta présente chaleur
Sur le porche de mon coeur
Pour que jamais elle ne meurt...

Chaque soir,lancinante douleur
Tu renaîs du fond de mon coeur,
Pour tourmenter mon âme nièvre
Du rêve amer de tes lèvres...

Je me meurs en silence
d'une douce souffrance
Que je ne donnerais pour rien au monde
Je m'endors entre le lac et la rotonde.

Dans une odeur de fin du monde
Un peu trop familière à mon coeur...
L'odeur des roses d'un autre monde
Accompagne la lenteur de mes heures.

C'est l'histoire
D'un amour dérisoire
Fruit de mon désepoir
Et d'un rêve illusoire.

Comme un doux parfum de rose
Une tendre langueur
Tout juste éclose
Sur les lèvres de mon coeur...

Sur les lèvres de mon coeur...

 

Je te souhaite...

le 28/02/2008 à 02h15

Je te souhaite d'être libre mon coeur,
Je te souhaite de savoir aimer mon ange,
Je te souhaite une vie sans douleur,
Même les anges sont parfois étranges...

Je te souhaite tout le bonheur d'un monde
Qui n'est pas le mien,
Mon coeur est une épave en mal du tien,
Ta nouvelle histoire est une jolie blonde...

Mais un jour j'oublierai
Tout le mal que ça me fait,
Je souhaite que l'on t'aime
Je souhaite que tu aimes...

Je ne veux plus rien savoir,
Laisse moi à mon désepoir...
Aujourd'hui le ciel est noir
Des souvenirs d'un soir...

Je regarde ta photo sur mon miroir
Et je pleure écroulée dans le noir,
Une bougie brûle sur une autre fenêtre
Pour une autre que moi peut-être...

Je te souhaite de toujours sourire
Je te souhaite de tout oublier pour vivre,
Mais tu m'as déjà rangée dans ta boîte à souvenirs
Tu ne repenserais pas à moi pour tout un empire...

Je te souhaite une bonne vie,
Je laisse la mienne stopper ici,
Sans toi,pour moi il n'y a pas de vie
Je souhaite une fois encore dire merci

Pour ce début de rêve,
Ce sentiment de folie
Cette nuit de trêve,
A rêver sur mon lit...

Dans une autre vie peut-être,
Mes sentiments pourraient être
Autre chose qu'une gêne,
Qu'un interdit,un anathème...

Dans mon coeur c'est la bohème
Où vivent ceux qui n'ont plus
Ni amour,ni haine,ni raison de dire je t'aime
Tout y a disparu ou vit reclus...

Si tu vis, si tu aimes,
Je n'aurais rien à redire
Mais si plus jamais tu n'aimes,
Je pourrais en mourir...

Mon coeur est une épave en mal de toi,
Tu m'as réduite en esclavage
Moi dont le coeur était aux autres sauvage,
Maintenant,il tremble de froid...

Je regarde ta photo sur mon miroir
Et je pleure écroulée dans le noir,
Une bougie brûle sur une autre fenêtre
Pour une autre que moi peut-être...

Pour une autre que moi peut-être...

Princesss

le 30/04/2008 à 01h15
Princesse aurais-tu oublié

les cicatrices que cache ton cœur ?

Princesse renierais-tu ta douleur ?

Quel est le prix pour oublier ?


Pendant que dansent les fées,

Pendant que se crée l'éternité,

Que regardes-tu de ta tour ?

Sens-tu combien l'air devient lourd ?

 

Dansez petites fées d'éternité,

Dansez donc princesses jolies,

Dansez princesses des flots en furie

Et que jamais ne s'arrête l'horloge de ton été.

 

Pour une autre fiancée chérie.

Ce prince qui jamais ne viendra...

Chantez petit oiseau d'éternité

Ce fut toujours ainsi que ça se passa.

 

Hier, princesse,

De désespoir

Tu ne t'es laissée voir

Des autres princesses.

 

Lasse de te cacher

Dans les eaux noires

Tu t'es laissée choir

Malheureuse fiancée.

 

Aujourd'hui ton prince

N'a vu qu'une morte souillée

D'herbe tendre et de rosée...

Et est reparti

Pour une autre province

Toujours à attendre sans comprendre

Roméo et Juliette...

le 03/05/2008 à 10h57
Roméo qui à jamais repose
Aux côté de ta Juliette enchainée,
Roméo qui est mort d'avoir aimé
Vois-tu donc la fleur éclose...

Le monde s'est coloré de sang...
Il nait moins d'enfants qu'avant.
Loin de toutes ces tristes peines,
Contemples-tu cette fleur de haine

Qui brûle au cœur des inconscients?
Oh,Roméo!Le monde n'a plus de temps
Pour subir tant de hargne!
Personne ne s'épargne...

Quelque part,quelque chose change,
Cela à un drôle d'effet
Cet amour que rien ne change.
Le temps? Rien n'y fait!

Un tombeau à Vérone
De moins en moins visiter.
Madame,vous êtes trop bonne
De daigner y penser.

Personne n'y croit vraiment,
C'était il y a si longtemps...
Certains doute même qu'il y ait eu existence!
Entre la menthe et le lierre dort l'innocence.

Juliette à la tombe profanée,
Des graffitis couvrent les murs glacés
Du reste de ton sarcophage vide.
Juliette statufiée,ton cœur se vide...

Il ne reste pour t'honorer
Qu'une fleur de plastique fanée.
Où donc es-tu vierge de Shakespeare?
Où donc se sont envoler tes sourires?

Une larme sur ma joue s'étonne,
Tombe sous le Pont des Soupirs,
Se noie un soir pour rejoindre Vérone
Et court lui dérober vos souvenirs...

Et ce soir dans la rue
Quelqu'un chante doucement
Aux pieds de ta petite statue
Au sein droit décoloré sottement
Par des gens passant la main dessus.

Juliette,les hommes détruisent les rêves,
De ton balcon ils ont fait une mansarde
Dans une auberge sale, loin de tes rêves,
Baignée par les larmes d'une lune blafarde.

Ne pleurez point doux amants,
Chaque chose en son temps...
Tant qu'il y aura des enfants pour se souvenir...
Vous aurez toujours matière à tendrement sourire.

Un jour le monde explosera
Car la folie des hommes son cœur brisera
Et vous vous envolerez enfin
Dans un univers sans passé ni lendemain...

"Brûler d'amour vous laisse en cendre
Mais, rester cachés au froid chez vous!
Moi,je meurs d'amour,moi,je meurs d'amour..."
A chanté la Juliette de Gérard Presgurvic...

Quelque chose quelque part...

le 24/05/2008 à 21h16
Quelque chose quelque part
Sombre dans les eaux noires,
Un paquebot gigantesque
Et une fin titanesque...

Il y a quatre vingts seize ans...
Ont vécu et sont morts bien des amants
Quand le Titanic sombra dans l'océan...
Dans l'horreur,la peur et la peine.

Quelque chose quelque part se souvient
De tout.Toutes les peines et les petits riens...
Tant de chagrin hante ces tristes âmes solitaires
Que rien ne pourra le faire disparaitre.

Le jour anniversaire du triste naufrage,
A deux heures trente du matin,
Regardez longuement le lointain
Et voyez les âmes telles de petits nuages.

Quelque chose quelque part refuse
Un oubli dont personne n'abuse...
Ah!Tendre et douce Céruse,
Garde leurs tendres larmes...

L'océan et le sel,
Les lames de fonds,
Rongent voutes et plafonds
De l'épave encore belle...

Maintenant les âmes reposent
Dans la vase et le dépôt
D'un gigantesque entrepos
Et le sommeil éternel osent...

Le quinze avril...
Au dessus de l'onde
Flottent ces âmes fragiles
Les brunes et les blondes...

Combien de temps à errer?
Combien de tant à crier?
Sans que personne n'entende.
Les mains,en écho,se tendent.

Souhaitons que pour toujours,
Quelque chose quelque part,encore une fois,
Raconte cette histoire d'une nuit,d'un jour.
De nouveau,il était une fois...
L'amour.